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Ateliers du Master

principes
et objectifs

L’Atelier professionnel est une des activités les plus importantes du programme de Master de l’Institut. Il a pour ambition de rapprocher la formation des attentes et des pratiques du monde professionnel. Ses objectifs, son fonctionnement, son encadrement et son évaluation le distinguent des autres formes d’enseignement et participent d’une pédagogie active qui est la marque de nos formations depuis quarante ans.

Une mise en situation professionnelle

L’Atelier permet tout d’abord de placer les étudiants en situation professionnelle, en leur confiant une commande réelle passée par une administration d’État, une entreprise ou groupement, ou une collectivité locale, EPCI, SEM, etc. Chaque sujet est confié à une équipe de 6 à 7 étudiants de niveau Master 1 ou Master 2. L’équipe conduit son étude d’octobre à mars, dans un calendrier qui tient compte du rythme universitaire, mais aussi des impératifs liés à la commande. Les équipes disposent d’une plage hebdomadaire d’une ou deux journées, exclusivement dédiée aux ateliers.

Les étudiants construisent dans les ateliers leur autonomie professionnelle, mais chaque équipe est appuyée par un à deux enseignants spécialement attachés à l’encadrement du groupe. Selon les compétences nécessaires, tous les enseignants de l’équipe pédagogique peuvent par ailleurs être mobilisés, en fonction de leur spécialité (architecture, droit, écologie, économie,...). Les commanditaires tiennent une place très importante dans le dispositif : ils doivent valider les hypothèses et les options de travail, être tenus informés régulièrement, recevoir enfin le résultat des analyses ou les propositions. Rendre compte et anticiper les attentes de la commande sont des principes régulièrement rappelés aux étudiants pour que leur approche, leur communication et leurs propositions soient adaptées au contexte et aux acteurs qu’ils côtoient. Régulièrement, des réunions avec le commanditaire peuvent être organisées à cet effet (au moins deux par semestre). La commande fait l’objet d’une convention avec l’association des étudiants et diplômés, « Géoarchi » ; cette convention fixe l’ensemble des modalités pratiques de l’atelier.

Un réseau de partenaires

Depuis la mise en place des premiers ateliers en 2004, ce sont près d’une centaine de partenaires qui ont contribué à cette forme originale d’enseignement, en confiant à nos groupes d’ateliers des questionnements parfois difficiles. Le contact spontané avec la population, la capacité à couvrir rapidement un territoire étendu, l’appui de l’expérience des enseignants ont permis à ces groupes de produire une réponse efficace, et souvent de préparer les interventions des professionnels ou des élus en précisant les données ou le contexte d’une question de planification ou de gestion territoriale. De Saint-Brieuc à Plozévet, des agences de maîtrise d’œuvre aux intercommunalités, nous gardons un contact avec ce réseau de partenaires, dont certains ont reconduit les ateliers sur plusieurs années. Cette expérience pédagogique contribue à l’ancrage de l’enseignement supérieur dans son territoire. Elle construit, entre l’université et le monde professionnel, une passerelle que nous avons à cœur de renforcer.

Des types de questionnements variés

Cette formule, qui allie l’encadrement par les enseignants-chercheurs de l’Institut et une organisation matérielle par l’association des étudiants, s’est révélée un très efficace outil de responsabilisation et de mobilisation des étudiants, qui sont très investis dans ces missions, car elles leur proposent un objectif concret, un sujet d’actualité et une préfiguration de leur future activité professionnelle.

La mission peut porter sur des études préalables, la construction de scénarios de projet, un diagnostic territorial, ou l’élaboration d’une méthodologie adaptée à un problème précis. Les exemples d’ateliers ci-dessous, tirés des dernières années, montrent la variété des thèmes abordés et des partenaires que nous remercions de leur confiance.

Les ateliers des dernières années

NB. Les documents réalisés par les étudiants ne sont pas des documents publics. Leur consultation n’est possible qu’avec l’accord formel de l’organisme pour lequel ils ont été produits.

[2017] Effets de la métropolisation sur les politiques de l'habitat

Plan Urbanisme Construction Architecture

Dans le flot presque ininterrompu des réformes territoriales, une ligne directrice semble poursuivie pour le législateur : celle de renforcer la coopération entre les communes des plus grandes agglomérations. La loi de Réforme des collectivités territoriales crée les métropoles. La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de 2014 rend obligatoire le passage des établissements publics de coopération intercommunale les plus peuplés au statut de métropoles. La loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République de 2015 complète le « portefeuille » de compétences des métropoles. En matière d’habitat, les compétences sont ainsi particulièrement nombreuses. En effet, outre les compétences en matière de logement (aides au logement public et privé, gestion de la demande des logements sociaux, etc.), les très nombreuses compétences dans les domaines de l’urbanisme, des transport, de l’action sociale ou encore de la politique de la ville permettent d’affirmer un large spectre de compétences en matière d’habitat. L’émergence des métropoles se traduit-elle par une transformation des politiques de l’habitat ? Quel nouveau partage des compétences entre communes et métropoles observe-t-on ? Comment les diagnostics comme les actions envisagées en matière d’habitat sont-ils transformés à la faveur de l’émergence des métropoles ? Comment les « opérateurs » des politiques d’habitat (bailleurs sociaux, promoteurs, etc.) sont-ils affectés par cette nouvelle donne institutionnelle ? Les situations sont certainement très diverses. Certaines métropoles sont issues de communautés d’agglomération (Rouen, Grenoble) d’autres sont d’anciennes communautés urbaines (Lille, Strasbourg). Quelques-unes sont, par la loi, à statut particulier : Lyon (avec une fusion avec le Conseil départemental dans le périmètre de la métropole), Marseille ou Paris. Par ailleurs, le législateur laisse le soin aux acteurs locaux de préciser le partage des compétences exercées entre communes et métropoles, mais aussi entre les métropoles, les départements et l’Etat. En effet, la loi de janvier 2014 prévoit que les métropoles puissent bénéficier de délégations de compétences du département en matière d’action sociale et de logement des personnes défavorisées mais aussi de l’Etat en matière de lutte contre l’habitat indigne, d’hébergement et de gestion des attributions de logements sociaux. Pour déceler l’effet de la nouvelle institution qu’est la métropole dans la trajectoire des politiques de l’habitat, nous proposons une observation scientifique « en temps réel » des premiers effets de la métropole en matière d’habitat dans cinq métropoles. Des groupes d’étudiants sous forme d’atelier des instituts et formations en urbanisme pourront analyser l’effet de la métropole sur la construction des politiques locales de l’habitat.

[2017] Elliant, horizon 2040

Commune d'Elliant

Quelques mots sur Elliant, commune de la deuxième couronne quimpéroise (à 12/15 minutes de la ville), 3400 habitants Objectifs de l’étude : - Faire un état des lieux général de la commune (activités, services / population…) - Imaginer un schéma de développement, notamment pour le commerce, les services aux habitants (publics ou associatifs) - En parallèle de ce schéma, imaginer un bourg centre remanié (répertorier les maisons intéressantes et ce qui peut être déconstruit pour reformer un bourg, peut-être différent à moyen terme Quelques caractéristiques : • C’est tout d’abord une commune avec une particularité qui lui donne sa personnalité et son caractère, elle est un pays à elle toute seule (unique en BRETAGNE). Costume et couleurs également uniques. • Le bourg est une petite cité de caractère qui s’ignore, le travail que l’on demande pour cette étude commencera par évidemment de l’histoire, reconstitution du démarrage des 1ères maisons. Les étudiants pourront s’adosser à certains Elliantais jeunes et moins jeunes • Les commerces (certains - boulangerie, épicerie, bar, marché le dimanche matin...) sont enclavés autour et sur une place. • Des services municipaux vont être améliorés au cours de ces prochains mois : nouvelle mairie, médiathèque, Pôle culture et loisirs… • Elliant doit a minima maintenir sa population ou connaître une croissance.

[2017] Cahier des charges pour la réalisation d’un atlas paysager des Côtes-d’Armor

Direction départementale des Territoires et de la Mer des Côtes-d’Armor

[2017] Référentiel du bâti dégradé pour le PLH de Poher-Communauté

Poher Communauté (Finistère)

Pour l'ensemble de Poher Communauté, se pose la question de la vacance dans les centres bourgs. Il s'agit donc d'élaborer un diagnostic qualitatif et quantitatif, pour analyser les motifs de cette vacance, et pour évaluer l'état du bâti dégradé. Dans un deuxième temps, il sera question des possibilités de revitalisation des cœurs de bourgs et de la ville centre : quelles propositions, quelle mobilisation financière. À ce stade du PLH la collectivité aura des positions à prendre quant à sa mobilisation financière dans un contexte financier peu évident dans une période de restrictions , par ailleurs pour la ville de Carhaix l'identification du bâti dégradé sera au centre de nos préoccupations.

[2017] Étang de Noyal-Pontivy, usages, conflits, aménagements

Commune de Noyal-Pontivy

[2017] Analyse et recommandations pour l'encadrement de l'urbanisation profuse

Parc Naturel Régional d'Armorique

Nous constatons que les mécaniques de développement résidentiel des territoires ruraux, et particulièrement sur celui du Parc naturel régional d’Armorique, résultent de pratiques héritées de la fin du 20ème siècle reposant essentiellement sur l’offre publique ou privée de terrains à bâtir pour de la maison individuelle en lotissement. Quelques tentatives plus récentes de mise en œuvre de projets d’éco-quartiers ou d’éco-lotissement existent également mais les effets ne sont pas encore perçus. En dehors de ces pratiques, les documents d’urbanisme, quand ils existent, cadrent les perspectives d’évolutions de l’urbanisation à plus ou moins long terme, principalement en périphérie des bourgs ou dans les hameaux existants. Même si une part de l’urbanisation projetée dans ces documents prend en compte le renouvellement urbain, encore peu d’actions volontaristes le favorisent, accentuant la vacance sur ces territoires, au profit de l’étalement urbain. Par ailleurs, nous remarquons une absence de réflexions collectives à l’échelle locale pour réinterroger les modes de production urbaine existants mais aussi une faible quantité d’études capitalisant les apports et limites de ce développement sur les espaces ruraux. Ceci s’explique en partie par le peu d’apports scientifiques et d’ingénierie sur ces territoires mais aussi par le manque de relais adéquats dans la diffusion et la formation des décideurs locaux, freinant une possible dynamique nouvelle dans les pratiques d’habiter et d’aménager les territoires. Dans ce contexte, et dans la perspective de pouvoir impulser si nécessaire de nouvelles dynamiques liées au sujet du développement résidentiel et de l’urbanisation sur le Parc naturel régional d’Armorique, il apparait important de pouvoir consolider les bases de connaissances liées aux évolutions des territoires ruraux habités et aux effets qu’induisent ce développement. Le Parc naturel régional d’Armorique souhaite donc tout d’abord déterminer localement quels sont les effets induits par le développement de l’urbanisation dans les espaces dits ruraux, par le biais de différents cas d’étude sur son territoire. Sur la base de ce diagnostic, le Parc souhaite réfléchir à de nouveaux modèles de développement urbains adaptés au territoire et déterminer les leviers économiques, sociaux et institutionnels adéquat à leur mise en œuvre. L’intérêt de cette commande est donc d’apporter un nouveau regard technique et scientifique sur le développement urbain des territoires ruraux et ses conséquences. Les résultats de cette étude seront exploités à des fins scientifiques dans le cadre d’une thèse réalisée en partenariat avec le laboratoire Géoarchitecture et le PNRA. Cette thèse a pour but de définir la place et le rôle possible d’un PNR dans le traitement des problématiques d’habitat et d’urbanisme rural. Les résultats de cette étude devront permettre, par ailleurs, de favoriser les débats au sein des collectivités et pour les élus locaux, de se positionner sur l’avenir de leur territoire, au travers notamment leur documents d’urbanisme et leurs aménagements futurs.

[2017] Bretagne Grande Vitesse : territoires, enjeux, concertation

SNCF-Réseau

Les étudiants sont sollicités par SNCF Réseau, maître d’ouvrage public du projet de Liaisons nouvelles Ouest Bretagne-Pays de la Loire afin de participer à son dispositif de concertation. Celui-ci sera mis en place de septembre 2016 à février-mars 2017. Les étudiants de Géoarchitecture y seront intégrés, avec d’autres formations, et pourront contribuer à ce dispositif de concertation (création d’outils, aide à la formalisation, par exemple). Précisément, ils devront concevoir puis mettre en œuvre des méthodes et des dispositifs de concertation spécifiques à l’attention des jeunes. Il s’agit non seulement d’aller à la rencontre d’autres étudiants mais aussi de rencontrer des jeunes hors milieu universitaire. Ce projet nécessite une motivation importante ainsi qu’une envie de créer et d’innover. Il sera l’occasion pour les étudiants, accompagnés de leurs professeurs, de mettre en pratique des enseignements dispensés dans leur établissement. Ce projet leur permettra également de participer à la mise en œuvre réelle d’idées originales de concertation et de participation pour un public souvent oublié. Les étudiants seront suivis par l’équipe du projet LNOBPL qui leur apportera un soutien technique et logistique autant que de besoin. Les étudiants seront amenés à fournir des rendus, à déterminer en fonction des besoins et pratiques, et à participer à une réunion finale de bilan de cette concertation.

[2017] Cartographie, typologie et analyse de la trame verte de Brest Métropole

Brest Métropole

[2017] Aménagement du centre-bourg

SCoT du Trégor

Trébeurden est une commune littorale dont les aménagements dépendent pour partie de l'accueil des touristes. Le centre de la commune a été particulièrement fragilisé. Il doit donc être redynamisé. Le travail d'atelier consiste à dresser le diagnostic de la situation, puis à formaliser des scénarios de réaménagement.

[2017] Référentiel foncier de Trégueux

Saint-Brieuc Agglomération

[2017] Les portes d'entrée touristiques du Finistère

Agence Finistère Tourisme

[2017] Fonctions et accessibilité des espaces verts proches de la Penfeld

Brest Métropole

[2017] Aménagement du centre-bourg de Caouënnec-Lanvézéac

SCoT du Trégor

Caouënnec-Lanvézéac est une commune d'un peu plus de 800 habitants, qui doit retrouver une cohérence géographique, en particulier en retrouvant une dynamique de centre bourg. Le travail d'atelier consiste à dresser le diagnostic de la situation, puis à formaliser des scénarios de réaménagement.

[2017] Analyse et propositions pour un projet urbain

Brest Métropole

[2018] Dynamiques de centre-ville : Plestin-les-Grèves (22)

Lannion Trégor Communauté et Agence d'Urbanisme (ADEUPa)

La réflexion sur les centres est redevenue un sujet important. Un certain nombre de diagnostics sont régulièrement posés sur des situations réputées courantes comme les fermetures des commerces, la vacance des logements, l’inadaptation à la demande. Mais ce ne sont pas les seules difficultés observées. En d’autres cas, ce sont aussi des problèmes d’aménagement qui sont relevés. Plus difficile est semble-t-il la recherche des actions d’aménagements, des projets de territoire qui permettent de résoudre une partie des problèmes soulevés. Cette recherche de solutions est encore compliquée par les contextes particuliers des communes. L’exemple de Plestin-les-Grèves, en baie de Lannion, servira ici de lieu d’étude privilégié. Forte de 3690 habitants en hiver, la population peut être multipliée par trois en été. Son centre bourg doit faire l’objet d’une opération de renouvellement dans le contexte particulier d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Dynamique des villes et des bourgs ruraux en Bretagne » porté conjointement par la région Bretagne, l’État, la Caisse des Dépôts et l’Établissement public Foncier de Bretagne. Il s’agit donc, pour l’équipe d’atelier, de problématiser le sujet, de dresser le diagnostic et les préconisations, tout en montant le dossier de réponse à l’AMI.

[2018] L’avenir d’un centre bourg : sécurité, mobilité, diversité

Commune de Saint-Frégant

Saint-Frégant est une commune de 771 habitants, située près de Lesneven. Ses élus partagent les préoccupations de leurs pairs quant à leur capacité à maintenir une activité solide dans leur centre bourg. Ils ont envisagé différentes thématiques d’étude pour réfléchir à des transformations : assurer la sécurité, mettre en œuvre des liaisons douces, construire un city-park pour séduire toutes les générations d’habitants. Mais il faut envisager cette séquence d’idées comme un projet homogène et ordonné. Il faut donc poser un diagnostic du territoire puis présenter des préconisations sur le programme et sur sa spatialisation.

[2018] La trame verte de Brest Métropole

Brest Métropole

Pour l’année universitaire 2017-2018, L'atelier poursuivra le partenariat relatif à l’étude de la trame verte urbaine sur le secteur urbain des communes périphériques de Brest. L’objectif est d’identifier plus précisément la présence de la nature en ville pour disposer d’un socle de connaissance homogène intégrant les espaces verts publics et les espaces privés. Il s’agira de cartographier la végétation des secteurs urbanisés des communes de Bohars, Guilers et Gouesnou. Un travail exploratoire sera également effectué sur analyser la qualité socio-écologique de certains "réservoirs" boisés identifiés sur la commune de Brest (Penfeld) : nature des peuplements forestiers, ancienneté, dynamique, présence d’espèces invasives, accessibilité, usages, etc.

[2018] Renouvellement urbain : prospective sur un quartier brestois

Brest Métropole

Refaire la ville sur la ville : ce qui est une respiration permanente du tissu urbain est aussi une action programmée et volontaire destinée à lutter contre la dégradation du bâti mais aussi contre l’accroissement des difficultés rencontrées par une population de plus en plus paupérisée. À Brest, le secteur de Kérourien est un de ceux qui ont connu une dégradation des indicateurs sociaux depuis 10 ans. Le revenu médian y est un des plus faibles de la métropole. Mais c’est aussi un secteur très dynamique, grâce à son tissu associatif. Une partie des transformations à mener passe par le projet urbain. Pêle-mêle, il s’agit d’ouvrir le quartier sur l’extérieur, de relier le tissu existant aux nouveaux logements (nous sommes juste à côté du secteur de la Fontaine-Margot), de constituer une entrée de ville identifiable, etc. Les possibilités d’action sont nombreuses, le contexte est celui du NPNRU. Mais il faut poser le bon diagnostic et formuler des préconisations organisées et mobilisatrices pour les services de la métropole et pour les habitants.

[2018] Une plus grande densité de logement dans le Finistère ?

Agence d'Urbanisme de Brest-Bretagne (ADEUPa)

La Bretagne et, plus particulièrement encore, le Finistère se caractérisent par deux spécificités en matière de logement : une plus grande propension à l’accession à la propriété et au logement individuel. De telles caractéristiques se traduisent par des formes urbaines reconnaissables. Les débats se font régulièrement l’écho des objections opposées à cette forme d’urbanisation. Mais quelles sont les alternatives proposées ? Comment peuvent-elles être appliquées dans les communes d’un département comme le Finistère ? L’atelier devra conduire un travail d’analyse, de comparaison, de prospective et d’imagination.

[2018] Du référentiel au plan d’action foncière

Lannion Trégor Communauté

Lannion Trégor Communauté est une jeune intercommunalité. Ses missions s’accroissent et nécessitent l’utilisation d’indicateurs plus nombreux et mieux renseignés pour éclairer les décisions politiques, tant à l’échelle communale qu’à l’échelle intercommunale. Parmi ces instruments figure inévitablement le référentiel foncier. Mais il doit être à la fois complet, simple d’usage et accessible, adapté à la diversité des contextes du territoire, facile à actualiser : comment construire un tel référentiel foncier qui permette un plan d’action foncière communal ? La réponse proposée doit être organisée en deux temps :
- dresser un inventaire critique des référentiels existants, notamment pour montrer les liens avec un plan d’action foncière. Ce premier point implique de problématiser les besoins et de cerner la commande politique.
- mettre en œuvre une préfiguration d’un référentiel en appliquant ses modalités à deux communes.

[2018] Éco-bourg : du principe à la pratique

DDTM29 / Commune de Daoulas

Qu’est-ce qu’un éco-bourg ? C’est un bourg qui tente d’appliquer tous les principes d’un écoquartier. Cette définition est la conclusion du travail mené par Léonard Abanda au cours de son stage de Master 2. Mais de ce principe, il faut maintenant tenter une mise en application. À partir de l’exemple de Daoulas, il s’agit donc de dresser un diagnostic du territoire puis d’envisager dans quelle mesure la commune peut modifier pratiques, activités, animation, modes d’urbanisation pour pouvoir prétendre à devenir un éco-bourg. La réflexion ne consiste pas seulement à appliquer une méthode déjà rôdée mais au contraire à lui donner la possibilité d’être appliquée, de tester la validité des hypothèses et de mesurer les résistances, les difficultés, les effets.

[2018] Label éco-bourg : et si la méthode pouvait s’appliquer ailleurs ?

DDTM des Côtes-d’Armor

Une même démarche est-elle reproductible dans un autre territoire, sous la responsabilité d’autres gestionnaires ? Comment adapter un dispositif mis en œuvre en partenariat dans un département ? Quelles sont les difficultés, les résistances, les adaptations ? En faisant le choix de tester le processus de labellisation des éco-bourgs, la DDTM du département des Côtes-d’Armor entend poursuivre son approche appliquée sur les territoires.

[2018] Fiscalité et budget des collectivités locales

DDTM du Finistère

La DDTM du Finistère joue plusieurs rôles : « personne publique associée », elle conseille les collectivités qui élaborent les documents d'urbanisme et de programmation de logements. Elle porte également les politiques publiques pour susciter des stratégies ou des projets d’aménagements. Elle est aussi chargée du calcul et de la liquidation des taxes, et propose un appui à l’instruction des autorisations de construire. L'étude doit fournir une image contextualisée de l’application des derniers dispositifs fiscaux sur le département, à différentes échelles 
échantillonnées (communales, intercommunales, pôles ou métropoles) pour tenter de dégager des typologies, des similitudes, des effets... L’objectif est de faire émerger des enjeux de stratégie d’aménagement (en particulier les incidences sur la consommation 
d’espaces). Quels sont les outils fiscaux qui abondent les budgets de fonctionnement et d’investissement au sein d’une collectivité et qui participent aux politiques d’aménagement (accession abordable, etc.) ? Le résultat de l’étude permettra de présenter des fiches-exemples et situations vertueuses qui rapprochent fiscalité et planification, puis d’analyser les communes nouvelles (issues des regroupements), les intercommunalités en mouvement et les territoires de projets, pour distinguer enjeux et blocages, formes de mutualisations avec les communes membres, perspectives. Le résultat devra synthétiser les attentes sous la forme d’un outil pédagogique (démarche, document) destiné aux agents DDTM. Cette étude doit permettre aux participants à la fois de mieux appréhender les recompositions probables des relations entre les services de l’État et les collectivités (la rationalisation de la carte intercommunale, la question des financements croisés etc.).

[2018] Mettre en valeur un site patrimonial : le cas de Beg Meil

Les Villages Club du Soleil

Villages Clubs du Soleil est propriétaire du Village Club de Beg Meil, situé sur la commune de Fouesnant dans le Finistère.
 Construit en 1968 par deux architectes, Henri Mouette et Pierre Szekely, l’établissement présente une architecture originale qui lui a valu de recevoir le label « Patrimoine du XXe siècle », attribué par le Ministère de la culture. Il contient également des fresques et peintures de Véra Szekely. Au-delà de l’architecture, la réalisation était la concrétisation d’un projet global : social, architectural et artistique. Près de cinquante ans plus tard, un grand chantier de rénovation est programmé pour le site de Beg Meil. Les travaux doivent débuter le 12 octobre prochain. Mais il semble nécessaire d’accompagner cette rénovation par une conservation et une valorisation du centre, tant pour conserver les traces historiques que pour informer les futurs touristes sur l’histoire de leur centre de vacances. Les objectifs pourraient donc être d’expliquer, retracer, transmettre et valoriser le lieu, son histoire et le projet réalisé, par exemple à l’aide d’une exposition permanente sur site (textes et photos), d’un parcours ou de fascicules à emporter.

[2018] Les politiques d’aide au logement dans le Finistère

Agence départementale d'information sur le logement

Les politiques d’aide au logement de l’État sont profondément bouleversées. Mais nul aujourd’hui ne peut envisager les conséquences des nouvelles dispositions. Pour le Finistère, notamment, la plupart des dispositifs (Pinel, PTZ) vont disparaître. Cependant, dès avant, nombre de collectivités avaient mis en œuvre leur propre système d’aide pour attirer de nouveaux accédants. Le travail doit d’une part inventorier les dispositifs mis en place (nature, échelle de territoire, montant), mesurer leur application (nombre d’accédants concernés) et proposer une analyse critique. Le travail doit enfin envisager une dimension prospective si la disparition des aides nationales sont confirmées.

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