Cette page est tirée du site www.geoarchi.net, dans sa version du 30/04/2017 à 10h57

Appelez-moi Docteur !

les thèses
de l’EA 2219

 
Prochaines soutenances

Hamza Meghzili
Modèles d’aménagement et d’urbanisation des Zones d’Expansion Touristique de la wilaya de Skikda (Algérie)

Mardi 27 février 2015 - 14 h 00 - Amphi F
UFR des Sciences et Techniques
6 avenue Le Gorgeu

Jury :
Fatiha Benidir, Maître de conférences à l’Université de Constantine
Nicolas Bernard, Maître de conférences à l’Université de Bretagne Occidentale
Michel Desse, Professeur à l’Université de Nantes
René-Paul Desse, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale, Directeur de thèse
Jean Soumagne, Professeur émérite à l’Université d’Angers
Mohamed Taabni, Maître de conférences à l’Université de Poitiers

Le bassin méditerranéen est une zone touristique très développée. Néanmoins, le taux du tourisme international varie d’un pays à l’autre. Cette recherche a donc pour but de situer le tourisme algérien par rapport aux autres pays du Maghreb (Tunisie et Maroc) afin de comprendre le blocage de sa relance. Une analyse des différentes phases d’évolution du tourisme dans les trois pays a permis d’étudier les flux touristiques, la place du tourisme dans l’économie et les investissements touristiques.
La wilaya de Skikda est l’objet de cette étude grâce aux zones d’expansion touristique considérées comme modèles pour le développement du tourisme. Trois zones d’expansion touristiques (ZET) et une station balnéaires ont fait l’objet de cette recherche. Les projets d’aménagement de ces ZET s’inscrivent dans la volonté d’un développement respectueux des principes de développement durable du tourisme, assurant la préservation de l’environnement, des ressources naturelles et du patrimoine culturel.
L’exploitation des résultats des enquêtes et des entretiens auprès des professionnels du tourisme, des collectivités locales et des touristes ont permis de bien situer les différents blocages. Le problème de gouvernance et la centralisation des décisions ont eu pour effet de retarder encore la relance du tourisme en Algérie.

Lyne Bernier
Les églises et les bâtiments à caractère religieux de Montréal : de la francisation à la patrimonialisation

Vendredi 13 février 2015 - 14 h 00 - Amphi F
UFR des Sciences et Techniques
6 avenue Le Gorgeu

Jury :
Jean-Yves Andrieux, Professeur à l’Université Paris IV
Daniel Le Couédic, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale, Directeur de thèse
Luc Noppen, Professeur à l’Université du Québec à Montréal
Maryvonne Prévot, Maître de conférences à l’Université de Lille I
Yvon Tranvouez, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale

Depuis sa fondation, la présence religieuse marque indéniablement Montréal ; son paysage urbain est ainsi porteur d’une identité distinctive dont le reste du Québec ne fait qu’accentuer le particularisme. Dans ce contexte, notre recherche doctorale démontre que les églises et les bâtiments à caractère religieux catholiques ont été déterminants dans la structuration du territoire montréalais. Ils ont indéniablement contribué à forger l’identité de la plus grande ville francophone en Amérique du Nord.
Ces bâtiments et sites forment effectivement une part importante de son paysage construit et, tant par les desseins de leurs idéateurs que par leur résonance dans un imaginaire collectif culturellement fragmenté, génèrent du sens, ancrent des valeurs symboliques. La juxtaposition ou la superposition des institutions catholiques romaines procède en effet d’un vouloir de reconquête catholique romaine et d’une refrancisation sous-jacente.
Aujourd’hui, la conservation et la mise en valeur de ce patrimoine bâti constituent des enjeux fondamentaux de la pratique urbanistique. Dès lors, leur désaffectation et leur conversion à d’autres usages posent la question du statut de ces référents identitaires, en particulier chez les catholiques. La privatisation de plusieurs de ces sites et l’affectation de certaines églises et bâtiments à caractère religieux à des usages peu appropriés pour supporter leurs valeurs symboliques et/ou patrimoniales initiales peuvent miner la capacité de faire sens du paysage urbain, qui fut longtemps fortement connoté par ces sites religieux, en oblitérant un certain nombre des repères qui permettaient sa compréhension.

 
Thèses soutenues

habitat informel de la quebrada Tomas Ramos

Andrea Pino-Vasquez
L’habitat informel dans les quebradas de Valparaiso
Dynamiques d’appropriation

Vendredi 7 décembre 2012 - 9 h 00 - Amphi F
UFR des Sciences et Techniques
6 avenue Le Gorgeu

Jury :
René-Paul Desse, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale
Frédérique Chlous-Ducharme, Professeure à l’Université de Bretagne Sud
Patrick Dieudonné, Maître de Conférences à l’Université de Bretagne Occidentale
Jean-Pierre Frey, Professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris, Université Paris Est-Créteil
Daniel Pinson, Professeur à l’Université d’Aix-Marseille

Les quebradas désignent, selon l’usage courant à Valparaiso (Chili), des petites vallées encaissées dès que l’on s’éloigne du la plaine littorale. L’occupation illégale de terrains dans les quebradas et la construction de véritables quartiers populaires en dehors de l’ordre établi, trouvent leur point de départ dans une crise structurale d’identité du logement social à Valparaiso (Chili).
On ne peut pas considérer ces actions comme une réponse mécanique à une carence. il s’agit d’un processus social, étroitement lié aux rapports entre les forces sociales, où la caractéristique essentielle est d’avoir construit un milieu résidentiel « auto-construit», dans l’illégalité. Par ailleurs, les quebradas comme unités territoriales et rémanentes naturelles se trouvent dans un processus constant d’occupation et de dégradation, puisqu’il n’existe pas de stratégies urbaines précises et particulières pour ce type d’environnement. On suppose qu’elles disparaîtront ainsi d’elles-mêmes, sans considérer les bénéfices qu’elles produisent pour toute la ville comme contrôleurs climatologiques.
Alors dans ces conditions, quelles sont les valeurs propres des quebradas qui devront être prises en compte dans les approches futures d’urbanisation ? Peuvent-elles être intégrées dans une planification urbaine particulière ? Les normes de construction en vigueur pourront-elles être modifiées en poursuivant une intégration réelle à la ville et une administration intégrale de son patrimoine naturel ? Pourront-elles devenir comme des parcs urbains qui incluent le logement social ?

Gonzalo Lautaro Ojeda Ledesma
Les Animitas du Chili
ou l’espace public de la ville contemporaine confronté à des croyances ancestrales conduisant à l’édification spontanée d’édifices pérennes

Lundi 10 décembre 2012 - 14 h 00 - Amphi F
UFR des Sciences et Techniques
6 avenue Le Gorgeu

Jury :
Daniel Le Couédic, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale
Laurent Devisme, Maître-Assistant à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes
Lucie K. Morisset, Professeure titulaire à l’Université du Québec à Montréal
Jean-François Simon, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale
Marcus Zepf, Professeur à l’Université Pierre-Mendès-France, Institut d’Urbanisme de Grenoble

De nombreux édicules appelés Animitas, souvent modestes mais parfois monumentaux, se remarquent au Chili, dans les villes et le long des routes, souvent en position incongrue eu égard aux logiques rationalistes qui prévalent désormais dans la gestion des territoires. Ils commémorent des décès tragiques, naturels ou violents, intervenus sur l’espace public.
Élevés sans autorisation, dépourvus de statut laïc ou religieux, ils n’en tiennent pas moins un rôle majeur dans la perception et les pratiques populaires de l’espace, qu’ils viennent sacraliser sous diverses formes, sans contrarier la vie quotidienne. Les rares tentatives pour les détruire ou les déplacer ont échoué ou se sont avérées d’authentiques traumatismes, tant les Animitas contribuent à l’appropriation des lieux et à l’instauration d’une relation avec l’invisible recherchée par une grande partie de la population. Dès lors, on est fondé à s’interroger sur la manière dont l’urbanisme peut traiter un tel phénomène. Peut-il intégrer ces édicules imprévus et les pratiques afférentes, en tirer des servitudes ou des directives ? Peut-il, dans un état laïc et dans un droit fondé sur la raison, contrevenir à la fonctionnalité pour instaurer une approche socio-spirituelle ?
La recherche a d’abord consisté à inventorier largement les Animitas du Chili, puis à s’attarder spécialement sur celles de Valparaiso, qui ont fait l’objet d’un recensement exhaustif. Ce matériau a permis de construire des typologies qui ont été confrontées au contenu d’entretiens réalisés auprès de constructeurs d’Animitas et de pratiquants. Ce qui a conduit à préciser les conditions de leur édification, de leur élévation à certains statuts et de leur évolution. Cette partie du travail a mis en évidence le recyclage de certaines croyances et pratiques pré-hispaniques ; elle a également permis d’esquisser des catégories d’où ont été tirées quelques hypothèses sur la stabilité du phénomène et la nécessité de le prendre en considération dans la gestion des villes contemporaines et du territoire chiliens.

Caroline Lamy
Des centres de magasins d’usine aux villages de marques : nouvelles traductions du concept, nouvelles localisations, nouveaux enjeux territoriaux

Vendredi 21 décembre 2012 - 14 h 00 – Salle des Thèses
UFR Lettres et Sciences humaines Victor-Ségalen
20 rue Duquesne

Jury :
René-Paul Desse, Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale
Nathalie Lemarchand, Professeure à l’Université Paris 8
Lionel Prigent, Maître de Conférences à l’Université de Bretagne Occidentale
Jean Soumagne, Professeur à l’Université d’Angers

La révolution commerciale amorcée en France dans les années 1960 nourrit abondamment les recherches. Si les centres commerciaux « classiques » ont suscité de nombreux travaux, d’autres formes de distribution font en revanche l’objet de rares études. C’est notamment le cas des centres de magasins d’usine. Né aux États-Unis dans les années 1970, ce concept commercial a fait son apparition en Grande-Bretagne et en France dans les années 1980 avant de s’exporter dans les autres pays européens à partir du milieu de la décennie 90. Ces centres commerciaux rassemblent des magasins d’usine désirant écouler leurs marchandises non commercialisables sur le marché traditionnel (surstocks des saisons précédentes, articles défectueux, fins de série, etc.), justifiant des réductions de prix comprises entre 30 et 70 %.
En Europe, cette nouvelle forme de distribution reste encore méconnue malgré son fort développement depuis le début des années 2000. En France, le succès et le développement de ces centres s’accompagnent de controverses, alimentées notamment par les acteurs territoriaux et par les commerçants indépendants souvent soutenus par leurs chambres consulaires. Ainsi, les débats suscités par les centres de magasins d’usine reproduisent ceux dont ont longtemps fait l’objet les grandes surfaces périphériques, accusées notamment de « tuer » le « petit commerce ». Pourtant, de nombreuses municipalités sollicitent les promoteurs pour accueillir de tels équipements. C’est notamment le cas des villes de tradition industrielle qui misent sur l’implantation de ces centres pour tenter de compenser leur déclin économique et faire face au phénomène croissant de compétition entre les villes. Si les centres de magasins d’usine présentent pour elles un réel intérêt en termes d’image, ils peuvent surtout apporter des réponses en matière de régénération urbaine et de développement territorial.
Cette thèse a pour objectif de produire et rassembler les informations permettant d’éclairer ces débats. Il s’agira notamment d’appréhender la pertinence de l’instrumentalisation des centres de magasins d’usine par les acteurs de l’aménagement ; d’évaluer le changement d’image des territoires bénéficiant de la présence de ces équipements et de mesurer les impacts positifs (effets d’entraînement) ou négatifs (effets déstructurants/déstabilisants) de l’ouverture de centres de magasins d’usine sur leur territoire d’implantation. Les axes de questionnement poursuivis dans le cadre de cette recherche concernent notamment les dynamiques urbaines (recompositions et redéfinition des centralités), le développement territorial (politiques et discours, instruments et pratiques, partenariat public privé, etc.) et les questions relatives aux identités territoriales (politique d’image, marketing urbain, tourisme commercial, etc.).

UBO-Géoarchitecture · CS 93837
29238 Brest cedex
+33 (0) 298 016 124 · fax-rép. +33 (0) 298 016 721
Toutes nos coordonnées

logos UBO et UBS