Collection Préprint de l'ISHS-UBO
Transmission 1 | 2013

Troisième partie : formes et manières de transmissions collectives

Arlette Gautier

La transmission de pratiques mayas au Yucatan

Résumé

Ce chapitre s’interroge sur la transmission de deux pratiques culturelles mayas, la langue maya et les massages pratiqués par les sages-femmes traditionnelles pendant la grossesse, qui sont certes en perte de vitesse, mais encore réalisées par la moitié des femmes. Il cherche à comprendre si ce sont les mêmes individus qui les maintiennent ou s’il y a une dissociation entre les deux. Pour répondre à cette question, l’auteure utilise une enquête menée en 2004-2005 auprès de 992 femmes ayant de 15 à 59 ans dans la région nord-ouest du Yucatan. Elle conclut que ces pratiques relèvent de processus à la fois identiques et différents et que la pratique de la sobada se perpétue même parmi les non mayophones.

Texte intégral

Introduction

1On peut opposer deux grands types de transmission : celles voulues par les institutions et celles acquises au sein du quotidien et devenues des habitudes, s’imposant à l’individu sans qu’il en ait conscience. Au Yucatan, ces deux types de transmission sont fortement en opposition puisque l’école ne transmet que le castillan et les institutions sanitaires un modèle médical qui ne donne pas de place aux représentations indigènes de la maladie et du corps ni à la thérapeutique maya. Pourtant, les pratiques culturelles mayas, certes en perte de vitesse, ont encore largement cours. Ainsi, deux d’entre elles : la locution maya et les massages pratiqués par les sages-femmes traditionnelles pendant la grossesse, sont encore réalisées par la moitié des femmes 1. Est-ce que ce sont les mêmes individus qui maintiennent ces pratiques culturelles ou y a-t-il une dissociation entre les deux ? Cette question est d’importance car si elles sont liées, elles disparaitront éventuellement toutes deux, alors que si elles ne le sont pas, il est possible que l’une survive et l’autre pas. On peut penser ainsi à la culture bretonne, où la presque disparition de la langue, comme moyen quotidien de communication, n’empêche pas la survie ou la réinvention de pratiques culturelles comme le fest noz 2. Il est possible d’ailleurs que leur signification en soit changée, devenant une marque de distinction. On se demandera donc quelles sont les variables associées avec ces transmissions : âge, éducation, localisation (hameaux/villes), catégorie socio-professionnelle.

2On questionnera également les profits et les pertes ou les risques associés au maintien ou à l’abandon de ces traditions. Certes, la perte des traditions linguistiques et culturelles est souvent présentée comme une atteinte à la richesse et à la diversité du patrimoine immatériel de l’humanité. Néanmoins, certaines traditions peuvent être néfastes pour la santé de l’individu, c’est par exemple ce que prétendent les médecins yucatèques pour des coutumes mayas. Par ailleurs, leur maintien peut stigmatiser des populations, perçues comme arriérées et ignorantes, ou les mettre à part, processus qui pourraient expliquer l’abandon du maya. On ne peut pas demander à des individus de maintenir à leurs périls ou à celui de l’intégration de leurs enfants des traditions méprisées par la société dominante.

3Pour répondre à ces questions, nous nous appuierons sur une enquête 3 menée en 2004-2005 auprès de 992 femmes ayant de 15 à 59 ans dans les 60 communes et dans 20 hameaux de la région nord-ouest du Yucatan. Celle-ci se situe pour tous les indicateurs entre la capitale de l’état, Mérida, plus moderne, et la région dite du maïs, plus traditionnelle. Nous comparerons les pratiques des femmes interrogées avec celles de leurs mères et en fonction de trois grands groupes d’âge puis nous réaliserons des régressions pour mesurer l’impact de chaque facteur mentionné précédemment.

La transmission de la langue maya

4L’Etat du Yucatan est le deuxième Etat mexicain pour l’utilisation des langues indigènes avec une proportion de 30% de locuteurs 4. Les mayophones unilingues sont peu nombreux puisque, déjà en 1990, ils ne dépassaient 15% de locuteurs que dans 15 municipalités, toutes à l’est de l’Etat du Yucatan, dans la zone dite du maïs. Ils étaient moins de 4% dans notre région d’études, celle du nord-ouest. Le bilinguisme maya-espagnol était pratiqué par moins de 45% de la population des côtes et de Mérida, par entre 45% et 70% du reste de la population du nord-est, bien qu’il le soit à plus de 70% dans certains villages étudiés.

5La langue maya est peu valorisée par les institutions. Elle n’est pas enseignée à l’école et nous n’avons vu qu’une inscription en maya, sur le mur d’une ONG américaine. Aussi le bilinguisme relève-t-il de la diglossie : « état dans lequel se trouvent deux variétés linguistiques coexistant sur un territoire donné et ayant, pour des motifs historiques et politiques, des statuts et des fonctions sociales distinctes, l’une étant représentée comme supérieure et l’autre inférieure au sein de la population 5 ». Toutefois, il est enseigné à l’université et fait l’objet de nombreux travaux 6. Il est aussi utilisé par des écrivains et poètes.

Photo 1 par Arlette Gautier : mur d’une ONG avec une inscription en anglais, espagnol et maya : « Construire une communauté mondiale de compassion. Vivre les valeurs du CFA ».

6Comme l’indique le graphique 1, la pratique du maya a fortement décru : alors que 80% des mères des femmes enquêtées, quel que soit leur âge, parlaient le maya, ce n’est plus le cas que de 48% des enquêtées. Toutefois, près de 60% des femmes le parlent chez elles (en plus de l’espagnol), le comprennent ou le parlent, même un peu.

Graphique 1. La pratique du maya par les femmes et leurs mères (parle, comprend, parle à la maison).

Source : EPSR-ZH, 2004-2005, IRD-LPED, 992 femmes, en %.

7L’étude des corrélations entre différentes variables indique que la connaissance et la pratique du maya sont fortement liées à l’âge, l’origine sociale (notamment si le père est ejidatario 7 ou pas), à la pratique du maya par les parents, à l’éducation, mais pas à la catégorie socioprofessionnelle, que ce soit celle de la femme ou du conjoint (lorsqu’il y en a un). Le fait de vivre dans une famille étendue n’intervient pas, contrairement à ce qu’indiquait une analyse anthropologique selon laquelle les interactions avec les grands-parents et autres membres âgés de la famille, parlant plus souvent le maya, permettraient l’apprentissage du maya par les enfants. Une analyse de régression permet d’aller plus loin en précisant les interactions entre ces variables 8. Ainsi, l’âge ne joue que par l’intermédiaire de l’éducation scolaire, plus fréquente pour les plus jeunes. Cette dernière intervient autant mais en sens inverse que l’origine sociale (père éjidatario). Le graphique suivant indique d’ailleurs qu’à âge et niveau d’éducation identiques, la déperdition de l’usage de la langue maya est réel mais relativement peu important, n’atteignant dix points qu’avant 1984. C’est donc la généralisation de l’éducation en espagnol qui joue contre l’usage du maya et non l’âge en soi. Pour en revenir aux régressions : le fait que la mère parle le maya a un rôle plus décisif que lorsque c’est le père qui le parle, sans doute du fait du rôle éducatif maternel. Enfin, le fait de vivre dans un hameau plutôt que dans un village augmente également la possibilité de parler le maya.

8Graphique 2. Parler ou pas le maya selon l’âge et l’éducation.

Source : EPSR-ZH, 2004-2005, IRD-LPED, 992 femmes, en %.

9On peut donc conclure que la transmission familiale, tant par la pratique du maya par les parents que par leur catégorie sociale d’origine, fonctionne toujours mais qu’elle est contrecarrée par le développement de l’éducation en espagnol. La pratique du maya devient donc une caractéristique des personnes les moins éduquées, ce qui ne peut que jouer contre sa transmission en la stigmatisant socialement.

Les massages aux femmes enceintes

10Je concluais en 1986-87 après une première enquête dans la région que les sages-femmes traditionnelles (parteras) allaient disparaître car elles étaient toutes très âgées et que les femmes accouchaient désormais avec des médecins 9. 25 ans plus tard, j’ai dû reconnaitre que les parteras étaient toujours là, toujours âgées (ce qui en fait une caractéristique de leur profession) mais qu’elles avaient changé de métier puisqu’elles ne pratiquaient plus d’accouchements mais réalisaient désormais surtout des sobadas, quand elles ne se contenaient pas de distribuer des pilules 10. Les sobadas, étirements et massages avec des plantes, pratiquées sur les femmes enceintes, et qui donnent souvent lieu également à des oraisons, sont supposés permettre au fœtus de se mettre dans la bonne position et d’éviter les césariennes, très nombreuses. Les médecins considèrent que ces dernières sont nécessaires à cause de l’étroitesse du bassin des Mayas alors que les parteras l’expliquent par la hâte et l’inexpérience de ceux-ci, souvent stagiaires 11. Les futures mères apprécient grandement de pouvoir parler de leurs inquiétudes avec une experte appartenant à leur communauté et partageant la même conception du corps, notamment de la mobilité des organes. Elles ressentent les sobadas comme un réconfort et un moyen de sauvegarder la vie des fœtus. C’est même beaucoup plus selon des anthropologues :

11« La sobada, c’est « un savoir sur le corps qui est lié directement aux idées de mobilité des organes et des parties du corps avec la nature, la température, l’ouverture, etc. une modalité d’action à travers lequel ce savoir, incorporé dans les mains des parteras, est transmis de femmes en femmes, un discours politique sur le contrôle du corps, comme possibilité pour les femmes de se créer un espace propre dans lequel elles expriment leur propre point de vue loin du pouvoir hégémonique médical mais aussi masculin, un instrument de défense du savoir des parteras, en matière reproductive et une affirmation du savoir local par rapport à un savoir chaque jour plus globalisé, un discours plus ample sur le traitement du corps et la reproduction 12. »

12Photo 2 par Arlette Gautier et photo 2 par Erosa Tamayo : deux parteras

13La majorité des médecins est opposée à ces sobadas, argumentant que cela peut faire mal aux fœtus, bien qu’il n’y ait aucune étude scientifique sur ce sujet. Quelques médecins sont plus nuancés et reconnaissent que « les personnes sont expertes dans ces massages, mais qu’elles donnent parfois des explications erronées ». Rares sont ceux qui reconnaissent : « J’ai appris des choses avec les parteras que la médecine ne m’avait pas appris ». Aussi, des femmes enceintes vont voir les parteras en cachette pour ne pas être disputées par les médecins. Pourtant les parteras sont désormais formées par les médecins, lorsqu’elles sont inscrites dans les institutions de santé, sans que leurs connaissances ne soient jamais prises en compte 13.

14Les accouchements par les parteras ont presque disparu, du fait notamment de la multiplication depuis le début des années 1980 de dispensaires où les femmes peuvent accoucher gratuitement et qui existent désormais dans tous les villages et dans plusieurs hameaux. Les parteras ont parfois disparu, notamment sur les côtes maritimes 14, mais pas dans le centre de la région, suivant donc la même distribution linguistique que la langue, ce qui semble indiquer que les mêmes facteurs sont à l’œuvre. Néanmoins, certaines femmes, ne trouvant plus de parteras dans leur localité, vont à l’extérieur se faire masser.

15On peut voir dans le graphique suivant que, si 70% des 2731 grossesses étaient suivies par la partera seule avant 1984, ce pourcentage est tombé au quart entre 1985 et 1994 et à 5% de 1995 à 2004. Cette pratique a donc presque disparu alors que le pourcentage de grossesses suivies par le seul médecin a plus que doublé, passant de 20% à 48%. En revanche, le tiers des grossesses, quelle que soit la période, sont suivies par la partera et le médecin, sans que celui-ci le sache toujours. Il y a alors un processus de syncrétisme où la femme conjugue les apports des deux soignants, récusant ainsi la prétention à l’hégémonie des médecins mais refusant également de rester confinée dans les traditions au péril de leur santé.

16Graphique 3. Le suivi des grossesses par les parteras, les médecins et les deux ensemble selon la période : avant 1984, 1985-1994, 1995-2004.

Source : EPSR-ZH, 2004-2005, IRD-LPED, 2731 grossesses, en %.

17Il est difficile de mesurer le type de transmission à l’œuvre dans la pratique des sobadas par l’intermédiaire de l’enquête auprès des femmes, du fait que les massages ont lieu sur toute la période féconde et qu’une femme peut changer de pratique. Ainsi, 8% des femmes ont commencé à faire suivre leurs grossesses par les parteras puis ont continué avec le médecin. Ce peut être le cas de femmes qui souhaitent ensuite se faire ligaturer pour mettre un terme à leurs grossesses, bien que cela puisse aussi se passer au milieu de la période féconde. On a donc dans un premier temps mesuré le type de suivi pour chacune des 2731 grossesses, ce qui permet de mieux comprendre l’impact de la période et des facteurs macrosociaux qui lui sont liés (graphique 3). Néanmoins, il est plus approprié de préciser le type de transmission à l’œuvre individuellement, donc pour les 803 mères (graphique 4).

18Le graphique 4 indique que les femmes qui parlent le maya restent nombreuses à se faire suivre par une partera, même si leur pourcentage passe de 90% avant 1984 à 70% lors de la période la plus récente. Les mères non mayophones sont celles qui suivent le moins cette pratique, les femmes parlant un peu le maya étant toujours dans une position intermédiaire, plus proches des non mayophones aux deux périodes extrêmes et des mayophones de 1995 à 2004. L’étude des corrélations entre les variables confirme cet impact significatif de l’usage du maya par la personne enquêtée sur la pratique des sobadas, mais aussi de l’âge de la personne. Le fait que la mère de l’enquêtée parle le maya et qu’une partera ait aidé à la naissance de l’enquête augmente également la pratique des sobadas 15. En revanche, certaines corrélations ne sont pas significatives, que ce soit le niveau d’études, la localisation, la CSP du conjoint, le fait que son père soit ejidatario. La pratique des sobadas est donc liée à la langue et à la transmission familiale mais peu à des facteurs sociaux.

19Graphique 4. Le suivi des grossesses par les parteras, selon que la personne parle ou pas le maya et la période : avant 1984, 1985-1994, 1995-2004.

Source : EPSR-ZH, 2004-2005, IRD-LPED, 803 femmes, en %.

20Néanmoins, la moitié des femmes enceintes sur la période, 40 % sur la période la plus récente, se font masser par les parteras sans parler le maya. La perte de la langue maya n’implique donc pas celle de cette autre pratique culturelle.

Conclusion : des transmissions différentes

21Le maya semble donc se transmettre de façon presqu’inconsciente parce que les individus le parlent dans certains contextes familiaux, professionnels et géographiques, mais il transmet aussi un étiquetage négatif qui peut conduire à des refus de cette transmission. Les sobadas sont, elles, souvent recherchées pour un certain réconfort physique et spirituel, bien qu’elles soient combattues par les médecins, sans qu’ils aient en réalité d’arguments empiriques sur la question. Ainsi, ces pratiques relèvent de processus à la fois identiques et différents.

22La force du rejet de la culture maya, malgré l’existence d’institutions culturelles ou sa reconnaissance dans le plan étatique de développement de l’état du Yucatan 16 ou les discours du gouverneur, se manifeste lorsque l’on voit qu’il a fallu 8 ans pour que la loi de protection des droits des peuples indigènes, votée au niveau fédéral en 2003, soit étendue au Yucatan 17. Cette loi vise à « conserver en partie des traits ethniques, culturels, linguistiques, et sociaux de la communauté maya, à permettre une justice basée sur les us et coutumes, à promouvoir une médecine maya et à intégrer les femmes mayas ». Sa mise en œuvre permettrait de revaloriser la langue, facteur essentiel pour sa transmission, et de cesser de fermer les yeux devant les sobadas.

Bibliographie

Bibliographie

Barbier-Le Déroff, M.-A, « Faire du neuf avec du vieux. Fêtes, fest, festivals », Ethnologie française, Vol. 42, n°12, 2012, p. 711-718

Gautier, A. et Quesnel A., Politique de population, médiateurs institutionnels et régulation de la fécondité au Yucatán (Mexique), Paris, éditions de l’ORSTOM, 1993

Gautier, A. et Labrecque M.-F., Avec une touche d’équité de genre. Les politiques publiques dans le champ de la santé et du développement, Québec, Presses Universitaires de Laval, 2013

Güémez Pineda, M., « La lengua maya en Yucatán: una perspectiva sociodemográfica », I’inaj, Semilla de Maíz, Revista de divulgación del patrimonio cultural de Yucatán, août, 1994, Conaculta, Instituto Nacional de Antropología e Historia

Güémez Pineda, M., « De comadronas a promotoras de salud y planificación familiar. Procesos de incorporación de las parteras empíricas yucatecas al sistema institucional de salud», Cambio cultural y resocialización en Yucatán, Mérida, UADY, 1998

Quattrocchi, P. et Güemez Pineda M. (dir.), Salud Reproductiva e Interculturalidad en el Yucatán de Hoy, México, AREAS, UCS, CEPHCIS, INDEMAYA, CDI, 2007, p.110

Notes

1 D’autres traditions d’origine préhispanique ont également toujours cours, comme le hanan pixal (fête des morts) (Le Guen, O., « Quand les morts reviennent. Réflexion sur l’ancestralité chez les Mayas des Basses Terres. », Journal de la Société des Américanistes, 89-2, 2003, p. 171-205).

2 Barbier-Le Déroff, M.-A, « Faire du neuf avec du vieux. Fêtes, fest, festivals », Ethnologie française, Vol. 42, n°12, 2012, p.711-718.

3 Cette enquête sur la politique de santé de la reproduction dans l’ex-zone henequenera (EPSR-ZH), conçue et dirigée par Arlette Gautier, a été réalisée par tirage stratifié par grappes en suivant une technique de sondage aréolaire. Elle a été financée par l’Institut de Recherche pour le Développement, réalisée dans le cadre d’un détachement au Laboratoire Population-Environnement-Développement, avec l’aide du Centre de recherches régionales de l’Université Autonome Du Yucatan.

4 Güémez Pineda, M., « La lengua maya en Yucatán: una perspectiva sociodemográfica », I’inaj, Semilla de Maíz, Revista de divulgación del patrimonio cultural de Yucatán, août, 1994, Conaculta, Instituto Nacional de Antropología e Historia.

5 http://fr.wikipedia.org/wiki/Diglossie.

6 http://www.mayas.uady.mx/

7 Depuis la révolution mexicaine et jusqu’à la privatisation de 1993, les ejidatarios cultivent la terre qui leur est attribuée mais dont la propriété reste collective.

8 Par ordre d’importance déclinante : études : - 0,134, père ejidatario : +0,132, mère parlant le maya : + 0,96, village ou hameau : 0,83, âge : + 0,7.

9 Gautier, A. et Quesnel A., Politique de population, médiateurs institutionnels et régulation de la fécondité au Yucatán (Mexique), Paris, éditions de l’ORSTOM, 1993.

10 Güémez Pineda, M., « De comadronas a promotoras de salud y planificación familiar. Procesos de incorporación de las parteras empíricas yucatecas al sistema institucional de salud», Cambio cultural y resocialización en Yucatán, Mérida, UADY, 1998.

11 Les étudiants en fin d’études doivent faire un stage social d’un an pour valider leur diplôme.

12 Quattrocchi, P. et Güemez Pineda M. (dir.), Salud Reproductiva e Interculturalidad en el Yucatán de Hoy, México, AREAS, UCS, CEPHCIS, INDEMAYA, CDI, 2007, p.110.

13 Gautier, A. et Labrecque M.-F., Avec une touche d’équité de genre. Les politiques publiques dans le champ de la santé et du développement, Québec, Presses Universitaires de Laval, 2013.

14 Selon l’enquête auprès des parterasmenée par Virginia Erosa Tamayo dans le cadre de l’EPSR-ZH.

15 Parler le maya, soi-même : 0,236, mère parlant le maya: 0,130 ; âge : 0,227 ; être née avec une partera : 0,124.

16 Gobierno del Estado de Yucatán, Plan Estatal de Desarrollo 2001-2007, Mérida, Gobierno del Estado de Yucatán, 2001.

17 http://www.poderjudicialyucatan.gob.mx/digestum/marcoLegal/05/2012/DIGESTUM05039.pdf. Voir :Krotz, E., Yucatán ante la Ley General de Derechos Lingüísticos de los Pueblos Indígenas, México / Valladolid,Instituto Nacional Indigenista / Universidad de Oriente, 2008.